Intérieur actuel de l'église paroissiale

L'édifice actuel est le même que celui où fut ensevelie Sainte Germaine.

La nef est un vaste rectangle, coupé par deux chapelles latérales, l'une dédiée à la Sainte Vierge, l' autre à Sainte Germaine.

Dans la chapelle de Notre Dame où se trouve la porte donnant accès à la sacristie, on peut voir une très belle statue de la Vierge et une statue de Sainte Bernadette sous un splendide plafond à caissons.

 

Dans la chapelle de Sainte Germaine se trouvent une statue de Saint Antoine de Padoue et la châsse où sont conservées les reliques de la Sainte. Ce bijou d'orfèvrerie a 1,30m de long, 0,50m de large et 1m de haut; il est en cuivre doré, de forme ogivale et semble une miniature de la Sainte Chapelle à Paris; Chaque arc d'ogive, fermé par une vitre en cristal, est surmonté d'un élégant clocheton; au sommet, la Sainte est représentée à genoux au pied d'une croix, des brebis sont à ses côtés. Cette véritable œuvre d'art, exécutée par M. Favier, de Lyon, a été offerte à la Bergère,en 1854, par un prêtre natif de Pibrac, M. L'abbé Lamarque, mort à Toulouse en 1861 à l'âge de 99 ans. Cette châsse, en métal massif, est d'un poids considérable; il faut 6 hommes vigoureux pour la porter sur leurs épaules! cliquer pour agrandir

 

A l'intérieur du Choeur on remarque la présence de six statues,qui représentent, de gauche à droite, en regardant l'autel:

Saint Augustin, Saint Jean Baptiste, Saint Pierre puis Saint Paul, Saint Etienne,et Saint Ignace.

Au dessus de l'autel on peut voir un bas relief en bois représentant Marie-Madeleine à genoux aux pieds du Christ, " Noli me tangere " lui dit- elle, (ne me touches pas). Le retable , datant du XVIIIe siècle, est de style corinthien, en bois sculpté, peint et doré.

En 1793, pendant la Révolution, on dépouilla toutes les églises des monastères de Toulouse et on transporta à l' église de Pibrac tous les ornements qui la décorent: excepté le bas relief central ( le Christ et Marie- Madeleine) qui a été taillé pour Pibrac, l' ensemble des boiseries ainsi que le tabernacle et le bel autel de marbre proviennent de la chapelle toulousaine des Dames du Refuge, rue du Taur, où sont aujourd'hui les Soeurs de Nevers. La chaire appartenait à l' église des Dames de la Visitation.

Au fond de l'église on peut admirer trois beaux tableaux:


Père Besson

Ningres

Comte de Pibrac

L' élégant buffet d'orgue a été construit en 1863 par Feuga, facteur d'orgues à Toulouse et restauré en 1978 par M. Alain Leclère, facteur d'orgues dans le Gers, après être resté muet pendant 15 ans. Au cours de ces travaux l' instrument est classé par les Monuments Historiques. Il est actuellement en réparation.

Pour plus d'informations sur l'orgue et son histoire :

http://pibrac.free.fr/orgue/

Dans la " Chapelle des Cierges " se trouve une peinture murale, réalisée en1863 par Jean Paul Laurens alors qu'il n' avait que vingt ans. Ce tableau représente sur fond doré l'apothéose de Germaine. on peut y voir la Sainte à genoux sur des nuages qui l'emportent au ciel.
Au dessous de cette peinture se trouve la bière ayant renfermé le corps de Sainte Germaine jusqu'à sa béatification en 1854
. Sur un des murs, un tableau représente le passage du courbet. Cette oeuvre anonyme est attribuée à Henri-Edmond Delacroix ( dit Cross), à qui nous devons les fresques qui ornent les murs de l'église de Saint Elix le Chateau (31), première église en france consacrée à Sainte Germaine.
Nous pouvons aussi admirer une statue en marbre représentant la Sainte à genoux; ce marbre tout d'une pièce, création du sculpteur T.O.Sosnowski, fut réalisé à Rome en 1854; son originalité réside dans la rigidité de la tête et la carrure des épaules représentant une robustesse que Germaine ne posséda jamais.

Avant de sortir, remarquons les ex-voto en marbre qui tapissent le mur du fond; comme ceux qui sont au fond de l'église, ils sont le souvenir de tous les remerciements à Sainte Germaine qui, il y a encore une quarantaine d'années, garnissaient la totalité des murs.

Le P. Montagne a été inhumé dans la chapelle des cierges, en 1878.